Mardi 23 juin 2009
Salut,

juste un petit passage sur mon blog pour vous dire que je me porte à merveille... Je reviendrai sûrement dans quelques semaines pour écrire une tripotée d'article pendant un mois.... C'est ça l'irrégularité.

Et  aussi pour donner un coup de pouce un mon pote Yamaha qui se lance dans le blog (catégorie musique et rigolo)...

Allez faire un tour de ma part, c'est ici : Yamaha

A bientôt...

Walter
Par Walter - Communauté : Les franc-blogueurs
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Dimanche 24 mai 2009
Me voilà en charge d'accueillir la nouvelle photocopieuse. La mission paraît simple.

Moi : Bonjour, monsieur le livreur et installateur de photocopieuse.
Le livreur : Bonjour, monsieur le professeur. Je la mets où.
Moi : Ici, à la place de l'ancienne que vous devez reprendre.
Le livreur : Très bien. Voici le mode d'emploi ultra simple...une petite feuille format A5 à afficher au dessus de la photocopieuse. Des questions ?
Moi : Non, au revoir monsieur.
Le livreur : Au revoir monsieur.

Mais...comme dirait le jury de la nouvelle star, je cite "Nous ne sommes pas chez les bisounours"... et je rajouterais "Nous sommes plutôt dans Ken, le survivant". Et voici comment cela se passa.

Entre midi et deux, je reste à l'école pour faire croire aux parents que je bosse un peu pour leurs mouflets. En réalité je vais zoner un coup sur internet, je mange (avec Aurélie), je fais une sieste (sans Aurélie), je me passe la tête sous l'eau, je me brosse les dents et je vais dans la cour pour accueillir les mômes.

Ce jour-là, le programme est chamboulé. A 11h30, le livreur de la photocopieuse se pointe.

Le livreur : Salut, je suis Ben comme Benoît. Je suis le petit messager du bonheur et je viens vous livrer la photocopieuse. C'est toi qui doit m'aider.
Moi : Salut... moi c'est Walter... et je doute que je puisse t'aider. Je dois juste te poser les questions relatives au fonctionnement de la machine pour les retransmettre à mes collègues.
Ben : Oui, mais avant ça, tu dois m'aider à l'amener ici. Mon collègue est absent et je ne peux pas la porter tout seul.
Moi : .... euh c'est lourd ?

Me voilà, en train de traverser la cour dans une position pas très valorisante. Le dos et les jambes pliés sous le poids de l'engin. Les mains, les aisselles et le front qui suent. La machine qui glisse. Avançant par petits pas rapides et saccadés et criant tous les 5 mètres : "ON POSE...ON POSE...!" Tout cela, devant les enfants de la cantine qui se sont réunis comme pour le spectacle de fin d'année.

Je vois Monsieur Janti passer la tête à la fenêtre de sa classe. Je l'entends déjà dire "Fais gaffe Walter... t'es pas assuré pour ça... tu devrais pas l'aider !" Pourtant son discours est différent : "Fais gaffe Walter, nous bousille pas la nouvelle photocopieuse avant de l'avoir branchée."

Le calvaire physique terminé, place à la torture mentale. La machine est branchée. Ben est souriant. Je sens un peu la transpiration. La photocopieuse ronronne et s'éclaire.

Moi : Alors... tu dois m'expliquer assez simplement la base...
Ben : La base !  Tu m'insultes ! Je te livre une machine capable de scanner, copier, dupliquer, relier, déformer, réduire, augmenter, couper...et j'en passe... et tu ne veux que la base. C'est décevant...j'aurais préféré aller plus loin avec toi...
Moi (sur mes gardes ): Plus loin... euh...comment ?
Ben : Ne pas se contenter du b.a-ba... Pousser plus profondément l'initiation...
Moi (de plus en plus mal  à l'aise) : Euh... tu sais dans une école...on n'a pas une utilisation très poussée de la photocopieuse... C'est basique. Recto...ou recto-verso... ça suffit...
Ben : Hummm ! Recto verso, c'est ma position préférée...
Moi : ....
Ben : Quand tu vois la feuille rentrer, sortir, re-rentrer et re-sortir de la machine... j'adore...
Moi : Oui...c'est quel bouton ? C'est tout ce que je veux savoir...
Ben : En fait j'aurais quelque chose à te dire...
Moi : Sur la photocopieuse bien-sûr ?
Ben : Oui en quelque sorte... Voilà, on se connait pas depuis longtemps !
Moi : C'est peu dire...environ 25 minutes.
Ben : Mais, je sais que je peux avoir confiance en toi... Alors je vais te le dire...
Moi : T'es pas obligé; tu sais...
Ben : Si, je le suis. Cest trop dure à garder pour soi... Je dois te le dire... Je suis...
Moi : OUI OUI ! J'ai vu, c'est pas grave ! Ca me concerne pas vraiment !
Ben : Tu l'as vu ?
Moi : Ben oui... je m'en suis douté...enfin tu vois quoi !
Ben : Merde, je pensais être discret... Depuis le début de la journée t'es le premier à le remarquer... Pas évident de se faire passer pour un livreur quand on n'y connaît rien...
Moi : ....
Ben : ...
Moi : T'y connais rien en quoi ?
Ben : Ben en photocopieuse. Je remplace juste un pote en galère pour deux trois livraisons. Il m'a juste parlé de porter la machine, la brancher et basta...
Moi : Aaaaaah booooon ! C'est donc ça... Aaaaah c'est pas grave... je peux me débrouiller tout seul...Aaaaah c'est que ça ....
Ben : Euh...tu croyais quoi en fait ?
Moi : Rien...euh...  c'est pas grave. Merci en tous cas et à bientôt...
Ben : Ouais, salut... content de t"'avoir rencontrer et bonne chance avec le monstre...

Il s'en va ! Je plonge sur le monstre. Pas de temps à perdre... il faut pondre un mode d'emploi simplifié pour les collègue. Soudain, dans mon dos :

Ben : Euh...excuse-moi encore...
Moi : Oui ?
Ben : Euh, c'est délicat ...euh ça te dit d'aller boire un coup avec moi ce soir au Gay-Tapant ?



Par Walter - Publié dans : Mes chers délires - Communauté : Les franc-blogueurs
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Lundi 11 mai 2009
Durant la matinée, une rumeur a fait sa place dans toutes les conversations. Un sujet qui gonglait et prenait l'importance d'une mini-révolution dans nos habitudes laborales.

Deux mots pour la résumer : "Elle arrive".
Suivis de différentes réactions :

Moi : Elle arrive.
Madame Caspienne : Ah quand même ! C'est pas trop tôt.

Madame Caspienne : Elle arrive.
Madame Lafeuille : Dieu soit loué.

Madame Lafeuille : Elle arrive.
Madame la Directtrice : Oui, ben tant que je ne l'ai pas vue...je ne me réjouis pas.

Madame la Directrice :Elle arrive.
Monsieur Janti : ... et elle amène de nouveaux problèmes

Monsieur Janti : Elle arrive.
Aurélie : Youpiii ! C'a s'arrose. On va la baptiser avec une bouteille de Champ'.

Aurélie : Elle arrive.
Moi : M'en parle pas, c'est moi qui doit l'accueillir.

Le suspens est à son comble. Mais de qui parle-t-il ?
  • De sa chère inspectrice. Non ! Elle est tellement présente dans notre école que la rumeur s'installe quand elle n'est pas prévue dans la journée: "Elle n'arrive pas".
  • D'une nouvelle élève people (genre la demi-nièce par alliance d'un mec qui a présenté la météo sur FR3 Franche-Comté en 1986). Non plus !
  • De la responsable informatique qui vient enfin nous installer le dernier MarioKart sur le PC de la salle des profs. Non ! Dans ce cas là je serais plus qu'heureux de l'accueillir, son physique ne correspondant pas du tout à sa fonction d'informaticienne mais plus à celle d'une nana du public qui gigote derrière Arthur dans "Les enfants de la télé".
  • D'une nouvelle photocopieuse... Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui !... Veuillez ajouter du papier.
Plus que sur l'arrivée d'une nouvelle photocopieuse, nos conversations étaient tournées sur le départ de l'ancienne. Comme un ami qui nous quitte. Quelqu'un qui a partagé (provoqué) nos galères matinales mais qui malgré tout provoquera un grand vide dans nos coeurs. Un peu comme mes collègues (tant critiqués) qui me manqueront lorsque je quitterai l'école.

Dans les séries américaines des années 90, il y avait toujours un épisode "souvenirs" où à l'occasion d'une grève des scénaristes, les comédiens se remémoraient le "best of" de la série. Aujourd'hui, c'était pareil.

  • Madame la Directrice : Tu te souviens de quand elle est arrivé la première fois.
Ecran flouté. Là, on voit Madame la Directrice dans une tenue des année 80 avec une mèche un peu fofolle qui déballe un carton géant.
Madame la Directrice : C'est pas possible. Ils se sont trompés. Ils en ont mis quatre.
Et non, la photocopieuse tant espèrée fait trois fois le gabari d'un être normal (mais seulement 2 fois celui de Véronique, notre dame d'entretien).
Dernier plan sur la surprise de Madame la Directrice qui déballe un autre carton plus petit qui semble contenir une dizaine de ramettes de papier mais qui ne contient qu'un mode d'emploi.

  • Aurélie : Tu te souviens du coup de toner !!
Ecran flouté. Zoom sur l'écran de la photocopieuse qui clignotte. EP13  EP13  EP13...

Aurélie : C'est quoi EP13 au fait ?
Moi : Y'a plus de toner. Faut en remettre...mais je crois que c'est galère.

On nous voit retirer facilement le boitier de l'ancien toner, puis déballer le carton du récent. L'opération semble facile. Trop facile...il faut compliquer la tâche. Alors un coup de folie pour les gens qui manipulent aisément ce genre d'appareil... On nous voit tenter d'ouvrir le nouveau boitier afin de vider son contenu dans l'ancien... Alors qu'il suffit de replacer le nouveau boitier à la place de l'ancien dans la machine.
Impossible de l'ouvrir. Tout y passe. Les ciseaux de Marion. Le stylo 12 couleurs d'Elodie. Le compas de Ludo. Le triple décimètre de Shems. C'est finalement avec le pied de biche de Madame Lafeuille que nous parvenons à ouvrir...ou plutôt à faire exploser le boitier.
Pour les non initiés...le toner c'est de l'encre en poudre.... Un nuage d'encre empli la pièce. On se croirait à Pompéi... Aurélie prend des photos parce qu'elle bosse sur les volcans. La poussière retombe sur nos habits, nos cheveux et sur tous les documents présents dans la salle des profs. Il faudra 6 mois pour ne plus revoir la moindre trace de cet incident.... Oui, en fait, je ne me lave les cheveux que tous les 6 mois (rapport aux économies d'énergie).
  • Monsieur Janti : En tous cas, toutes ces machines, ça vaut pas un bon polycopieur. Tu te souviens.
   Moi : Euh...non !

  • Madame Lafeuille : Tu te souviens ce qu'elle pouvait manger comme papier !
Ecran flouté. Puis succession de séquences courtes qui alterne les images où l'on voit l'écran de la photocopieuse qui affiche "MF102" et les images où l'on voit l'un de nous s'arracher les cheveux puis les feuilles coincées dans la machine.
Je pense que notre vieille machine doit être pour beaucoup dans la déforestation de l'amazonie.

  • Moi : Vous vous souvenez que la récré ne dure que 15 minutes.
     Monsieur Janti (qui regarde sa montre) : Merde.
Coup de sifflet strident...et demain, la suite de cet épisode où l'on voit notre héros qui accueille la fameuse nouvelle photocopieuse.
            

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Jeudi 7 mai 2009
Voici un post dédié à la communauté des  francblogueurs.

Dans le cadre d'un projet sur le conte, j'avais invité la maman de Stipe ,conteuse professionnelle, à venir nous conter un conte. Le jour J, je me rends compte que la mère s'est transformée en père.


Le père : Ma femme ne peut pas venir. Elle est malade.
Moi : Rien de grave, j'espère.
Le père : Non, juste un mauvais sort d'une sorcière qu'elle a malmenée dans un conte.
Moi : Ah... C'est dommage, je comptais sur elle.
Le père : Moi, je peux conter pour vous.
Moi : Vous savez conter ?
Le père : Ben oui... au moins jusqu'à "et ils eurent beaucoup d'enfants".

Nous voila donc en classe. Le soleil de printemps filtre à travers les rideaux orange, ce qui crée une ambiance feutrée propice à l'écoute d'un conte, pour les mômes, et à la sieste pour moi.

D'entrèe, le papa annonce la couleur. Il est routier. Il va donc nous narrer un conte de la route.
L'histoire s'installe dans la cabine d'un camion avec un routier et une auto-stoppeuse. Les descriptions du papa sont ultra-réalistes et il insiste lourdement sur les formes avantageuses de l'auto-stoppeuse (avantageuses pour faire du stop). Je me réveille.

Le père : Soudain, Baboche52 contacte notre héros sur sa CB.
Rollo-Tomasi : C'est quoi une sibi ?
Stipe : T'es nul... Cest une radio pour communiquer entre routiers.
Rollo-Tomasi : C'est normal que tu sais. C'est ton père. Tu connais son métier. Je suis sûr que tu sais même pas qu'est-ce que c'est un forceps.
LaCarne : Quoi, il est militaire ton père, Rollo ? Je croyais qu'il était docteur pour mamans!

L'histoire reprend. Baboche52 prévient Gégé38 que les poulets sont dans le coin. L'auto-stoppeuse se planque dans la couchette vu que Gégé38 il a pas le droit de transporter n'importe qui dans son bahut, rapport aux assurances de sa boîte.

Henriette : Vous avez une couchette dans votre camion ???
Le père : Ben oui, je dors pas à l'hotel tous les soirs !
Hime : Quoi, c'est vous Gégé38 ?
Le père : Euh...non...non moi je m'appelle Walter...
Stipe : Comme le maître... Je te l'avais bien dit maître !!
Hime : Ben, c'est qui Gégé38 ?
Le père : Ben...notre héros...celui qui prend des virages sur deux roues, qui prend des méchants pour taper sur d'autres méchants, qui prend des PV pour excès de vitesse, qui prend des auto-stoppeuses...
LaCarne : ...dans sa couchette.
Moi : Bon... on peut finir l'histoire ?  Laissez le conteur tourner...euh conter.

L'histoire commence à mal tourner et je vois très vite comment le père va nous amener à la célèbre chute "et ils eurent beaucoup d'enfants". Mais je laisse faire, ça m'évitera d'aborder la reproduction des êtres vivants... c'est toujours ça de gagné.
Enfin Gégé38 laisse son autostoppeuse à bon port et repart sur les routes en sifflotant... "Du rhum, des femmes et d'la bière , nom de dieu..."

Le père : Voilà, c'est fini. Vous avez des questions ?
Jérôme : C'est quoi une auto-stoppeuse ?
Mrs D. : C'est quoi un bahut ?
Eymeric : C'est quoi "en levrette" ?

Et pour conclure :
Hime : Moi, je veux faire routier, comme la mère à Stipe...
Stipe : ... c'était pas ma mère.
Hime : Ben si. Le maître, il a dit que c'est ta mère qui devait venir. C'était la mère à qui alors ?


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Mardi 5 mai 2009
Les formations continues à l'IUFM ??? C'est quoi ??

Pour la plupart des lecteurs de ce blog, les explications seraient superflues, étant donné qu'ils baignent corps et âmes dans l'Education Nationale.

Pour les autres...tant pis... Z'aviez qu'à être prof... En plus, vous auriez pu  balancer toutes les huit semaines un nonchalant  "Dans 6 semaines, je suis encore en vacances".

Bon...mon bon coeur me perdra... pour les autres (on se croirait dans Lost)...voici :
L'IUFM, c'est  l'école où les profs apprennent à être prof. A la fin de la formation, ce n'est pas fini. Pendant sa carrière, le prof doit se remettre à la page et participe à des formations continues de 3 semaines tous les 3 ou 4 ans...c'est selon.
Les thèmes proposés pour ces formations sont variables...genre :
  • Les nouveaux programmes 2002.
  • Les nouveaux programmes 2005.
  • Les nouveaux programmes 2008.
Ou beaucoup plus précis...genre :
  • Comment enseigner l'anglais de la main gauche en milieu cognitivo-désertique ?
  • Comment réagir devant un enfant qui ne vous a pas encore insulté ?
  • Le paintball. Quels objectifs en petite section de maternelles ?

Bref, comme le dis si bien Alix Girod de l'Ain du magasine Elle.... J'ai testé pour vous les formations continues à l'IUFM.

  • C'est bien parce que quand on rentre le soir, on n'a pas de boulot..... OUI ! MAIS...on se tape 3 heures de trajet aller/retour parce qu'on a eu l'idée de se faire muter à l'autre bout de ce p****** de département rural tout en longueur et qu'on ne capte rien d'autre que France Culture et  Frrance Musique.
  • C'est bien parce qu'on a enfin des relations adultes pendant nos longues journées. Ca change.... OUI ! MAIS... pas tant que ça en fait... Au bout de 3 semaines on s'apperçoit que dans le groupe il y a le fayot, l'intello, le rigolo, le glandeur, le chialeur... et le prof....rien de moins que dans une classe de mômes.
  • C'est bien parce qu'on est assis tout le temps. C'est reposant.... OUI ! MAIS ... ça coûte un dizaine de séance de kiné pour la rééducation motrice. Après 6 heures de classe, 2 heures de cantine et 3 heures de trajet en bagnole quotidiennes....on a les muscles attrofiés au bout de 3 semaines.
  • C'est bien parce qu'on mange ensemble, ça lie le groupe...OUI ! MAIS.... on mange à la cantine de l'IUFM. Il faudra aussi penser aux séances de nutritioniste.
  • C'est bien parce qu'on apprends que si le môme , il comprend pas le système décimal c'est parce que il n'a pas intégré le computionnalisme algorythmique de la base algébrique à cause  que son système cognitivo-numéral il est pas.... très bien..... OUI ! MAIS.... ça nous fait une belle jambe quand on se retrouve devant le môme en question avec notre paquet de 10 bûchettes qu'on voudrait lui enfoncer par les oreilles pour que ça lui rentre dans le crâne...au môme.
  • C'est bien parce que dans les groupes de formation, il y a une majorité de nanas (rapport à notre profession très féminisée).... OUI ! MAIS... le problème, c'est qu'elles sont toutes instits !!!
Par Walter - Publié dans : Mes chers délires - Communauté : Les franc-blogueurs
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Dimanche 3 mai 2009
Parfois (souvent) en tant qu'enseignant, nous avons le devoir d'ouvrir les yeux de certains parents face aux difficultés de leur progéniture.Volontaire ou non, consciente ou pas, leur cécité retarde l'orientation de leur enfant dans une filière mieux adaptée à leurs difficultés (même si cela reste à discuter...).

Bien-sûr, pour beaucoup de parents, il est difficile d'accepter une telle réalité.

On a donc droit à différentes réactions, toutes aussi légitimes les unes que les autres :


  • De la rancoeur, il faut trouver un coupable :
Le parent :  C'est Madame Claron, cette sale bonne femme faisait très mal son boulot, c'est pour ça qu'il est en "retard".
Moi : Euh... Madame Claron...de la maternelle ?
Le parent : Oui, cette vieille peau. Elle ne pouvait pas le sentir.
Moi : Oui, enfin bon... même si elle l'avait  mis "en retard", ce dont je doute, votre fils aurait eu tout le loisir de se ratrapper depuis la petite section...ça fait 8 ans...quand même.
Le parent  (s'adressant à son fils) : C'est ta mère alors. Elle t'a trop couvé. Je lui avais dit.



  • De l'incrédulité, il faut trouver des excuses:
Le parent :Non... c'est juste qu'il n'a pas eu le déclic. Il est immature.
Moi : On a quand même essayé tous les stimuli possibles pour le déclencher son déclic...
Le parent : Noon, mais il va grandir quand il sera au collège... il aura le déclic.
Moi : Vous avez raison, il a jusqu'au bac pour réagir...

  • De la colère, il faut se sentir victime :
Le parent : Dites tout de suite qu'il est débile.
Moi : J'ai pas dit "débile"... j'ai dit "difficultés". Et en plus, "débile" est un terme désuet. Depuis 1957, le mot "handicap" est plus à propos. Dans les années 80, on a commencé à parler de "déficience".  Cela dit, ce n'est pas à moi de juger de la déficience ou non de votre fille. Elle doit être testée par un psychologue...
Le parent : Un psychologue...un psychologue...et pourquoi pas un ... vétérinaire ou un auriculaire, pendant qu'on y est.

  • Du soulagement, il faut bien une raison.
Le parent : C'est bien ce qu'il me semblait. Depuis tout petit, je me dis que si il travaille mal à l'école...c'est qu'il doit y avoir quelque chose.
Moi : Ben... on essaye de vous le dire depuis la maternelle.
Le parent : Fallait insister. Je comprends maintenant pourquoi il est comme ça.
Moi : Il est ...comment ?
Le parent : Ben... comme ça, quoi !

  • Et plus récemment, de l'humour...il faut bien éluder le problème.
Le père : C'est bien la fille à son père. Elle fait rien comme les autres.
Moi : ...
Le père : Sinon, les résultats, ça va ?
Moi : ... les résultats...euh...les siens ?
Le père : Ben oui, pas les vôtres.
Moi : Ben, je viens de vous le dire... ils sont en dégringolade... c'est pour ça que je vous ai fait venir...
Le père : Au moins, quand il seront à zéro...ils iront pas plus bas. Pas vrai ?
Moi : Ce serait bien qu'ils cessent de baisser.
Le père : C'est la crise partout...c'est normal qu'ils baissent. Elle suit la démographie économachin.
Moi : Je vous propose de prendre un rendez-vous avec la psychologue scolaire pour...
Le père : C'est gratuit ?
Moi : Oui...ça se passera à l'école...
Le père : Ben si c'est gratuit...vous convoquerez aussi le coiffeur scolaire pour ma femme et le kiné scolaire pour mon dos.
Moi :....
Le père : Heureusement, qu'il y a l'humour pour nous sortir de tout ça, hein ?

En guise de conclusion, je souhaite bonne chance à tous ses enfants...
Par Walter - Publié dans : Mes chers parents (d'élèves) - Communauté : Les franc-blogueurs
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Mercredi 29 avril 2009
Imaginer des poèmes de gamins, ça m'a bien plu...Peut-être pas à vous.
Peu importe je récidive...

Poème pour le maître.

Ô Maître, mon cher Prof.
Depuis que je suis à côté de Christophe,
Mes résultats sont une catastrophe
Et sur mon bulletin, vous écrirez un grand "BOF".

Ô Maître, mon cher Enseignant.
Je vous supplie donc, m'agenouillant :
"Remettez-moi à côté de Tristan,
Mon meilleur copain depuis presque un an."

Ô Maître, mon cher Professeur.
Nous ne ferons plus la fatale erreur
De bavarder pendant des heures.
Nous écouterons, sages comme des coeurs.

Ô Maître, mon cher Maître.
"Soyez cool" si je puis me permettre,
"Soyez chic de me remettre
Vers Tristan, Ô mon cher Maître.

Loïc  (séducteur)



Poème pour la CM1.

La première fois que je t'ai vue à la rentrée.
Je me suis dit "C'est là que j'veux rester."
Alors j'ai rien foutu, rien compris, rien glandé.
Je suis resté près du radiateur à t'observer.
J'ai aimé chaque après-midi, chaque matinée.
J'ai même aimé chaque retour de récré,
Chaque instant où j'allais te retrouver.
Puis, mi-juin, la nouvelle est tombée,
Ce n'est pas en septembre que je te quitterai,
Car ma chère CM1, je reste encore une année.

Sylvain (redoublant).



Poèmes pour le ministre.

Je vous écrit Monsieur le Ministre,
D'un air bien plus que sinistre.
Je vous écris et je me plains
Parce qu'à l'école, on n'fout plus rien.
"Plus rien", façon de parler,
Mais que des trucs que bébé.
Trop facile les décimaux et les fractions,
J'veux des complexes et des transformations.
Trop simples les adjectifs et les prépositions
J'veux des propositions relatives de subordination.
Inutiles le dessin et l'EPS
J'veux du Platon et du Thalès.
Ennuyant la littérature de jeunesse,
J'veux du Roi Lyre et du Mac Beth.

Je vous écris Monsieur DARCOS
Parce qu'à l'école, y'a comme un os,
On nous prend tous  que pour des gosses,
Alors que moi je suis une boss.

Marie (intello)


Par Walter - Publié dans : Mes chers délires - Communauté : Les franc-blogueurs
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Jeudi 23 avril 2009
Aujourd'hui, je vais donner de l'eau aux moulins des parents médisants qui prétendent (souvent à juste titre) que les profs n'en fouttent pas une...

Mais merde, entre mon blog, le sport, les sorties entre potes, mon blog, les week-ends à la montagne, la lecture passionnante de Millénium ou du Comte de Monté-Cristo et mon blog... je n'ai pas le loisir de m'investir corps et âme dans tous les nouveaux caprices de notre cher ministre.

Pour faire vite. Nouveau caprice = Histoire des arts à l'école primaire.
Bien-sûr c'est important, et on ne l'a pas attendu pour initier nos chères têtes blondes à la culture artistique élémentaire.

Alors si fin juin, début juillet, il arrive que j'ai fini le programme de maths, de français, d'histoire/géo, de sciences... S'il pleut et que la salle d'activité n'est pas disponible, m'empéchant ainsi de faire EPS. Si une extintion de la voix et une panne d'électricité m'interdisent de faire musique... Alors je consentirai peut-être à m'attaquer (le mot est bien choisi) au sujet hautement culturelle qu'est la peinture...

Voici à quoi cela ressemblerait....
Moi : Euh... ça c'est "Le cri"... de Edvard Munch. Je crois qu'il l'a fait aux feutres ou à la craie grasse. D'ailleurs ce n'est pas très bien colorié. Il a voulu exprimé sa fureur et nous montrer (par un autoportrait) sa tragique réaction quand son fils lui a ramené le bulletin du 2ème trimestre de sa 2ème sixième... vous suivez ?  J'imagine que pour certains d'entre vous, cette image n'était pas inconnue. Je ne parle pas des plus cultivés. Mais des enfants qui, par leurs résultats, ont mis leurs parents dans cet état. Pour conclure avec Munch... sachez aussi qu'il est l'auteur d'une oeuvre que vous cotoyez très souvent au moment de l'apéro... : Les Monster Munch.


Moi : Voyons...ça c'est "La liberté" de ...Coldplay... Ils ont voulu faire savoir au public que chacun était libre de marcher sur des cadavres en montrant ses seins et en arbohrant un chapeau ridicule... à la seule condition de porter le drapeau français.

Cela dit...après des recherches poussées, on peut prouver que les seins à l'air...ça marche aussi avec le drapeau brésilien dans les stades de foot.



Moi : Euh...ça c'est ...euh.... conceptuel.
Alex : Non, c'est pas Conceptuel. C'est moi. Je vous avais dessiné au début de l'année quand je vous aimais bien, avant de vraiment vous connaître.
Moi : Ah ! Rapelle-moi de t'interdire de me dessiner maintenant que tu ne m'aimes plus.


Et même quand on maîtrise un peu le sujet...c'est les mômes qui s'y mettent.


Moi : Voilà une oeuvre célèbre d'un artiste non moins célèbre que vous connaissez tous... C'est ...
Ludo : Monsieur Janti !
Moi : Non, un espagnol... Pablo...Pablo Pi.... Pica...Pica...
Alycia (de tous son coeur) : PIKACHUUUUU
Moi : Non, Pablo Picasso... et l'oeuvre s'appelle Guernica...
Ludivine : C'est un gros mot ça ??
Moi : Non, c'est le nom d'un village bombardé par l'aviation nazie... pendant la dictature de Franco...
Shems : Franco comment ?
Moi : Franco...c'est tout... c'était un dictateur...
Ludo : Un dictateur d'orthographe qui dictait des dictées ????
Moi : Non... revenons plutôt à l'oeuvre. Vous savez quelle taille elle a en vrai ?
Les mômes : ....
Moi : Vous voyez le mur de la classe là ?
Manon : Ben non, y'a le tableau.
Moi (perdant patiente progressivement et changeant de ton) : ... Imagine... Il est aussi grand que le mur là...
Benjamin : Heiiiin ! C'est même pas possible.... Ca existe même pas une feuille de dessin aussi grande....
Moi (craquant) : Si vous continuez à m'emmerder je vous punis et  Guernica ce sera une feuille de papier cul à côté de  la feuille sur laquelle vous allez faire cette punition.

 







Par Walter - Publié dans : Mes chers délires - Communauté : Les franc-blogueurs
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Mardi 21 avril 2009
Vous remarquerez que ma semaine bloguesque est sous le thème des jeux, du sport et des activités ludiques (vacances oblige(nt)). Après les pogs, c'est le football qui est à l'honneur.

Chaque école a sa relation au football qui lui est propre. J'imagine que dans les cours de récréation des écoles de Marseille, on joue un peu plus passionnément que dans celles du Havre ( rapport au classement de Ligue 1).

Je pense aussi que toutes les écoles n'autorisent pas le ballon dans la cour lors des récréations. Ce qui pose, convenons-en, une grave problématique pour mettre en place l'activité foot.

Enfin je ne serais pas surpris d'apprendre que dans certaines écoles du fin fond de la France, on ne connaisse pas encore ce sport pourtant si populaire dans notre pays. Ne haussez pas les épaules ! Mon raisonnement se tient. Si eux n'ont jamais entendu parler de foot, il est tout à fait normal que nous n'ayons jamais entendu parler de ces communes hermétiquement fermée à toute information venant de l'extérieur ou allant à l'extérieur.
J'imagine que ces enfants doivent jouer à la soule (sport moyennageux aux règles pas très définies).  Si c'est le cas, le taux de mortalité dans les cours de récré de ces communes doit être plutôt élevé. Ce qui confirme mon hypothèse. Le gouvernement, pour niveler les chiffres des accidents survenus à l'école par rapport aux résultats de nos voisins européens, a préféré entretenir l'isolement extrème de ces communes.

Bravo Walter, tu as perdu les trois quarts de tes lecteurs... Ceux que le titre interressait moyennement et qui ont fait l'effort de cliquer par curiosité en ont eu marre de cette analyse sociofootique scolaire et se sont fait le malle sur un de tes liens (Hime, Stipe, Zeste ou Eluise). Quant aux footeux, les pures et dures... ils se sont plongés dans leur dictionnaire au 6ème mot de l'article (néologisme qu'il ne sont pas près de trouver... Adieu à ceux-là aussi).

Tant pis, je continue...

Voici où je voulais en venir et le genre de correspondance parents/prof que le football peut provoquer dans le carnet de liaison.

Monsieur, veuillez excuser Dylan. Il n'a pas pu faire ses devoirs ce week-end car il participait à un match de foot de la plus haute importance dans son club. Son équipe (seconde de leur groupe) rencontrait le premier. Merci de votre compréhension.
Les parents de Dylan.


Parents, veuillez excuser Dylan. Il n'a pas pu participer au match de la récré ce matin car il participait à rattraper ses devoirs. Une leçon de la plus haute importance. Les verbes du premier groupe ne se conjuguent pas comme ceux du deuxième.
Le maître.

Monsieur, nous sommes attristés de remarquer avec quelle ironie vous avez réagi. Ma femme et moi sommes vraiment peinés. Nous pensions que les enseignants encourageaient leurs élèves dans les domaines où ils avaient un avenir. Dylan a de l'avenir dans le football, tenez en compte.
Les parents de Dylan.

Parents, j'en conviens, certes, Dylan n'a pas beaucoup d'avenir en français et en maths. Cependant  il est dommage de le diriger si tôt vers un avenir très incertain, en bouchant toutes les sorties de secours possibles.
Le maître.

Monsieur, pas si incertain que ça. Dylan a été contacté par le célèbre   Bourg-Neuf le Haut Football Club et le non moins réputé L'Etoile Sportive de Trifouilli-la-Catéchaise. De plus, le grand-père de Dylan, monsieur, n'est autre que Casimir Hnatow... c'est dire si le foot est dans nos gènes.
Les parents.

Parents... Qui c'est Casimir Hnatow ?
Le maître.

Monsieur, pour votre culture footbalistique personnelle, sachez que Casimir Hnatow était milieu de terrain en équipe de France lors de la coupe de monde de 1958 qui se déroulait en Suède. Cette équipe est plus connue grâce au record de Just Fontaine qui signa 13 buts en 6 matches lors de la dîte coupe de monde (record toujours  détenu).
Les parents de Dylan.

Parents, ce serait le petit fils de Marius Trèsor que ça ne changerait rien.
Le maître.

Monsieur... si... il serait sûrement noir.
Les parents de Dylan.

Parents, ... on va arrêter là, j'ai un budget papeterie plutôt serré. On a bientôt fini le cahier de liaison de Dylan et je crois qu'il restera d'autres sujets aussi interressants sur lesquels débattre au cours de l'année.
Le maître.

Monsieur, oui.
Les parents de Dylan.



 
Par Walter - Publié dans : Mes chers parents (d'élèves) - Communauté : Les franc-blogueurs
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Lundi 20 avril 2009
Romain pleure.

Cette annonce vous laisse de marbre. Vous vous dîtes que voir un enfant pleurer dans une cour de récration, c'est comme voir Ségolène Royal faire des excuses au nom de la France (c'est plutôt banal et sans grand intérêt). Vous vous dîtes peut-être que Romain est ce genre d'élève à la sensilbilité lacrymale aigue qui pleure au moindre haussement de ton, à la moindre bousculade.

Au contraire, Romain est un déshydraté oculaire, un désert aride de la pupille. J'ai cru voir un mirage ce matin-là, qui coulait sur ces joues.

Romain est  un garçon jovial (pour ne pas dire joufflu), costaud (pour ne pas dire gros), respecté (pour ne pas dire costaud)... Ce jour-là, il a craqué.

La raison, je la lui demande :
Romain : J'ai perdu aux pogs.
Moi : ... Beaucoup ?
Romain : Tout ce que j'avais.
Moi : Mince alors.
Romain (fondant à nouveau en larmes) : Je vais me faire disputer par mes parents. J'avais pas le droit de jouer.
Moi : ... T'as qu'à pas leur dire.
Romain (entre deux reniflements obéliesques) : Ils vérifient tous les soirs...
Moi : Mince alors.

Ce deuxième "mince alors" signifie en fait, "Merde, ils sont timbrés tes parents"... mais je préfere qu'il s'en rende compte par lui même.

Je comprends aussi qu'il pleure. J'ai déjà vu le père de Romain. Disons que si vous êtes au courant des nouvelles tarifications de Ryanair par rapport à l'IMC (indice de masse corporelle)... je peux vous décrire le papa de Romain comme quelqu'un qui va se ruiner s'il prend un billet dans cette compagnie. Une de ses baffes laisse des empreintes digitales détaillées sur la joue. Pas besoin des Experts.

Ce que je ne comprends pas, c'est ce genre de parents.
"Tiens bonhomme... voilà des pogs pour ton annversaire. Attention, hein, tu connais la règle ! Interdit d'y jouer."

Ou encore :
"Ok tu peux emmener ton ballon à l'école, mais tu ne le prêtes pas. Les autres vont l'abimer."
C'est le genre de parents qui te bousille la longue Histoire des règles du football avec un "S'ils avaient un ballon chacun, ça leur éviterait de courir  [rire gras]".

Comme Romain est un peu la mascotte de la classe (genre nounours), la séance de consolage ne tarde pas à s'organiser.

Ludo : C'est pas grave. T'as qu'à manger des Cheetos... y'a des pogs dedans. T'aimes bien les Cheetos toi !
Alex : Ca fais longtemps que y'a plus de pogs dans les Cheetos. Les pogs , c'est démodé. C'est pas grave Romain, c'est démodé.
Laurine : Peut-être que t'en trouveras un par terre et que tu en gagneras plein d'autres.
Ludo : Oui, mais t'aimes bien les Cheetos, toi !
Joris : Tu peux en fabriquer, c'est facile avec un compas pis du carton...
Etienne : Ouais mais ce sera un faux.
Shems : Ben maintenant t'as qu'à jouer à la fausse.
Alice : Il n'en a plus, il peut pas jouer.

Je suis surpris et assez fier de cette élan de solidarité dans ma classe. Je déchante vite quand je remarque que pas un ne  lui offre de pog pour qu'il se renfloue.

Sana : Ou alors, peut-être qu'il t'en reste au fond de ton sac. T'as vérifié ?

Sana connaît très bien Romain, en effet. Son sac regorge de trésors. Un gouter qui date du CP, un tampon de sa grande soeur qu'il exhibait l'autre jour en disant que c'était un missile du sous-marin Play-mobil, un mini dictionnaire Français / Serbocroate, des trombones, des punaises (en fer et en ...insectes), des coquillages et.... deux pogs.

Je crois qu'il s'est refait à la récré de l'après-midi. Happy end.

 




Par Walter - Publié dans : Mes chers élèves - Communauté : Les franc-blogueurs
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